Je dois tout à Claude Viallat, ses peintures m'ont éblouie

Galerie


à Propos


Je peins à l'acrylique sur tissu. Des draps de récupération, Emmaüs est mon grand fournisseur. Un drap qui n'est pas neuf, c'est un drap qui a vécu plein de vies. L'usure, bien sûr, c'est toujours dans la partie médiane qu'elle se trouve et la peinture, bien sûr, accuse toujours cette usure, le drap se déforme, se creuse, se gondole. Pourquoi je peins sur tissu ? Parce que c'est vivant, il y a toujours une surprise quand j'applique la peinture. Le drap étendu par terre, c'est une autre vision. On lit la peinture autrement. En même temps, étendu, il est posé, au mur, il flotte. Et puis, il y a Claude Viallat dont je découvre les peintures à Montpellier, au musée Fabre, en juin 2014. Claude Viallat, c'est une planète. Et voilà que je sais comment travailler, pratiquement sans respirer, sans penser, oublier tout le reste, tout attraper des couleurs et m'y plonger. Je lui dois de m'avoir fait comprendre ce qu'était la matière de la peinture.





Je travaille sur la couleur car seules les couleurs m'attirent, me narguent, me fuient, m'interpellent,
elles s'imposent à un moment ou à un autre.
Je marche avec elles.

Exposition



Grand Hôtel de Sète en avril 2015

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